Cette passionnante et belle exposition fait redécouvrir l’œuvre de cet artiste français majeur du XIXe siècle (1814-1875) dont la toile l’Angélus (un couple de paysans en train de prier dans un champ) est connue du monde entier. Paradoxalement le grand public l’a oublié et connaît peu ses autres créations qui se trouvent essentiellement aux Etats-Unis et au Japon. Cette mise en lumière révèle l’univers sensible et poétique de l’artiste qui a profondément marqué Van Gogh, Pissarro, Seurat, Gauguin, Permeke, Dali et plus récemment Banksy. Peintre de portraits, de scènes pastorales ou d’histoire, il se consacra principalement à la peinture du monde paysan (travailleurs ou animaux de ferme) à partir de son installation à Barbizon (1849). Il fait preuve d’un réalisme et d’une grande sensibilité dans toutes ses toiles. Coups de cœur au Vanneur, Homme à la houe, le Semeur, Les Glaneuses, Femme faisant paître sa vache, Les Meules – Automne et au saisissant Les Tueurs de cochon. Un jour, il répliqua à une visiteuse admirative devant cette toile: «Madame, c’est un drame!»

L'Angélus, rétrospective J.F. Millet au Palais des Beaux-Arts (Lille). © Corinne Sadaune

L’Angélus, rétrospective J.F. Millet au Palais des Beaux-Arts (Lille).
© Corinne Sadaune

 Millet Usa

Jean-François Millet a connu la postérité aux Etats-Unis, les Américains se passionnant pour le peintre français, pénétré par l’amour de la terre, qui leur renvoient la grandeur des migrants en provenance du Vieux-Continent. La deuxième partie de l’exposition Millet Usa fait découvrir des œuvres de photographes (Lewis Hine, Dorothea Lange, Walker Evans, Arthur Rothstein) et de cinéastes (John Ford, Terrence Malick, Gus Van Sant, Michael Cimino). Sans oublier Edward Hopper (Bâtiments de ferme et vache) et aujourd’hui Mat Collishaw et Bansky. Ils s’inspirent de son œuvre et le reconnaissent comme un Maître.

Palais des Beaux-Arts de Lille, place de la République 59000 Lille. Jusqu’au 22 janvier 2018. www.pba-lille.fr/

© Corinne Sadaune

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DR.

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